Les BEN' ARTs
  Les BEN' ARTs

Le Roi des Elfes - Une mythologie américaine

 

Texte librement inspiré de la nouvelle de Philip K. Dick

 

Adaptation du texte : Dom Herbet

 

Avec :

Fred Egginton

Dom Herbet

Philippe Leroy

 

Lumières : Didier Malaizé

 

Note d'intention

 

 

Il serait réducteur de se tenir à la simple folie d'un homme. Folie qui va d'ailleurs le conduire au meurtre.

Elle interroge surtout sur le moment de la bascule : à quel moment un être humain en vient-il à suivre des elfes ?

Proposer des conditions favorables aux commencements possibles de cette histoire, c'est avant tout l'histoire d'un vieil homme seul.

L'histoire a en fait commencé avant cette visite des elfes.

 

J'ai cherché une histoire de cette solitude, au détour des images fantasmées de l’Amérique de 1950 aux années 80, au travers des films, des images, des musiques.

Nous chercherons à privilégier une forme orale où alternent des moments de narration, des moments de jeux et des moments d'interview des personnages de Derryville.

 

On a une histoire, deux raconteurs et un musicien-bruiteur.

Il s'agit avant tout de mettre en vibration, en œuvre nos compétences et spécificités pour raconter cette histoire.

Je me suis inspiré librement de cette nouvelle en sachant qui allait la jouer sur scène.

Fred Egginton pour la partie « Théâtre »

Philippe Leroy  pour la partie « Musique-Chants-Sons »

Dom Herbet pour le « Conte ».

Si le texte est écrit, il n'est pas fixé.

Il est l'inspiration, le canevas de l'histoire.

Parce que les BEN' ARTs aiment par-dessus tout raconter des histoires aux gens.

Parce que c'est pour moi l'essentiel, il s'agit pour nous d'utiliser l'ensemble de nos langages, de nos métiers, de nos pratiques au service de cette histoire.

Souvent, nous raconterons... à la manière d'une caméra alternant zoom, contre-champ, plongée, vue d'ensemble, caméra forcément subjective mais où le conteur puisque qu'il mixe l'image en direct peut selon les soirs se laisser à se faire surprendre à chercher un angle de vue nouveau (qu'il ne connaît pas).

 

Un exemple pour être concret : l’'histoire commence par une station-service sous la pluie, c'est la nuit.

Une station-service sous une pluie battante.

Empruntons maintenant le point de vue d'un escargot. Il rampe sur l'asphalte luisant de pluie. Ses cornes se tordent sous les efforts conjugués de la pluie et du vent.

Il lève la tête, il n'aperçoit pas l'autre côté de la route. Le sol ne vibre pas. La route est craquelée, il ne doit plus passer grand monde.

Puis les yeux d'une chouette, elle est posée sur le noyer qui se trouve en face de la station-service. Entre les branches qui se tordent sous le vent elle aperçoit les deux pompes, la cour et l'homme qui se tient dans l'ouverture de la baraque qui tient lieu de caisse, de bureau....

Quand elle s'envolera, on verra que la station se trouve au dernier carrefour de ce qui n'est plus tout à fait une ville, perdu au milieu du nulle part du Colorado.

D'autre fois nous jouerons les personnages, enfilant un corps nouveau, un détail de costume, une voix autre...

 

Parfois nous pourrons même jouer celui qui raconte.

D'autres fois encore les diseurs-conteurs se tairont, écouteront...

Histoire d'entendre si l'histoire peut continuer sans les mots.

 

Dans cette création, la compagnie retrouve de ce qui a fait sa spécificité dans ses premiers spectacles : Y pleut des grenouilles, C'est au pied du mur...

Mais nous avons grandi, nous avons acquis de l'expérience dans nos métiers.

 

Il est prévu un premier temps de répétition sans décor, dans un espace nu.

S' il y a en fin de travail des éléments de décor, de costumes c'est qu’ils se seront imposés comme indispensables.

 

Dom HERBET

 

 

Les partenaires

Photos du spectacle